Accusé d'avoir baissé la garde, Bordeaux a répondu au meilleur moment en demeurant étanche sur le terrain d'Olympiakos mardi (1-0), avec de la rigueur et un peu de chance, et s'est ainsi bien placé dans l'optique des quarts de finale de la Ligue des champions.
Avant mardi, Bordeaux venait d'encaisser huit buts en quatre matches. Et sa cage n'était restée vierge que trois fois en 2010, contre des équipes de divisions inférieures (Rodez et Sedan) ou relégable (Boulogne-sur-Mer)...
"Dans l'état d'esprit, on n'y était pas, on pensait que ça allait être facile, on s'est relâché avec tous ces points d'avance et, qualifié partout, on parlait beaucoup de nous, on s'est pris au jeu", avait expliqué Chalmé.
La blessure d'Alou Diarra, essentiel en premier rideau défensif, a aussi contribué à fragiliser la défense bordelaise. Lors des deux défaites girondines de l'année, il a joué un quart d'heure (à Rennes en L1, 4-2) puis était forfait (contre Monaco en Coupe de France, 0-2).
"En 2010, même si dans le jeu on produit des choses intéressantes, nos bases défensives sont un peu moins efficaces que fin 2009", avait pointé Laurent Blanc.
Bordeaux a répondu au Pirée. Avec Ciani en premier avocat: l'arrière central s'est montré très rigoureux, à jaillir dans le bon tempo, à gêner la progression des attaquants adverses.
Et offensif: c'est lui qui marque le but, d'une tête sur un coup franc de Gourcuff (45e+2). Au point de devenir le meilleur buteur girondin en Ligue des champions cette saison (3 buts, plus un contre son camp)! Encore un coup de pied arrêté, une spécialité bordelaise.
Son partenaire de la charnière centrale, Planus, a aussi joué sa partition, compensant sa lenteur par son placement. Les latéraux Chalmé et Trémoulinas ont peut-être moins brillé qu'habituellement, les Grecs s'enferrant dans l'axe.
Diarra absent, Sané l'a très bien remplacé au milieu défensif. Lui aussi a mis le pied là où il le fallait, et a relancé proprement. L'association avec Fernando, plus enclin à se projeter vers l'avant, a fonctionné.
Carrasso enfin a fait les claquettes qu'il fallait et réalisé un arrêt réflexe capital dans le temps additionnel.
"On a fait une bonne performance défensive, a déclaré Blanc. Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu mon équipe aussi bien organisée et concéder aussi peu de choses à l'adversaire".
La "rigueur" saluée par l'entraîneur n'a toutefois prévalu que grâce à la maladresse grecque: les attaquants d'Olympiakos ont vendangé deux énormes occasions. La sanction était proche, mais elle n'eut pas lieu. La chance ne fait-elle pas partie des qualités d'une grande équipe?
Blanc avait dit lundi que ses joueurs allaient lui "donner un signal très fort" pour la suite de la saison. Une manière de jauger leurs ambitions alors que les choses sérieuses commençaient, avec le premier tour à l'élimination directe de la Ligue des champions. Reste à confirmer au retour si les ambitions de Bordeaux épousent celles de Blanc.
Source : lefoot
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